24 mars 2011

100 Chevaux, 1 crevaison, 1 pavé, 1 amende... et nos plaques !!!

Vous l'avez déjà compris... As t on le droit ou non de conduire sa voiture sans plaques au Costa Rica ? Le vendeur de notre carrosse, Frank n'était pas très chaud, et pourtant nous avons vu beaucoup de véhicules dans ce cas...

Possible ou pas, nous avons quand même préféré la solution de la légalité... Donc Nous voici Lundi Matin partis aux aurores pour rejoindre Grécia et San José pour deux jours.

Au lieu de remonter sur Liberia puis rejoindre la Pan Américaine, on nous a indiqué que passer par Santa-Cruz, Nicoya puis le « Puente De La Amistad » permettait de rejoindre San José plus rapidement. Nous avons alors quitté Villareal de bonne heure et avons pris la direction de Santa-Cruz. Mais 1 km après la maison, c'est une bonne quinzaine de kms de piste qui nous attend... Bien poussiéreuse et parsemée de magnifiques nids de poules et autres autruches qui transforment la piste en shaker géant... C'est Wiiiiiiiiiiiizzzzzz !!!
Quinze kms plus loin, joie !!! Nous quittons enfin la piste et roulons sur le goudron-béton vers Santa-Cruz... Mais, je sens la direction de notre carrosse réagir bizarrement... La voiture tire d'un coup vers la droite... Pas bon, pas bon...
roue_creveeVous l'aurez compris à la lecture du titre : Je me range sur le bas coté de la route, je descends et inspecte les roues de notre Terracan... Et oui... le pneu avant droit est complètement à plat... Je souris à Anne-Sophie et elle comprends [ Alors qu'elle n'a même pas lu le titre du message !!! Ce qu'elle est forte quand même, ma Puce !!! ] que nous entrons sans réelle joie, tristement mais sûrement dans la grande famille des « J'ai crevé au Costa Rica » ! Notre première crevaison !!! Youpi !!!

Alors changer une roue sur une Citroën Ax, ou sur une Berline française, pas de problèmes, mais sur un 4X4 !!! Je sors le cric hydraulique, après avoir réussi à desserrer les écrous de la roue et commence à essayer de monter la voiture suffisamment haut pour pouvoir retirer la roue crevée et la remplaçer par la roue de secours facilement accessible, sans vider le coffre...

Monter la voiture... ok, mais enlever la roue ??? Je ne suis pas assez haut !!! La Roue est collée au sol !!!

Dans notre malheur, nous avons de la chance, Christophe, le Propriétaire de Pizzeria Ferrari à Villareal se gare devant nous !!! Il a reconnu la voiture et allait à Puntarenas emmener des amis retirer un colis à la douane... Il sort son Cric et remonte le triangle avant pour que notre roue avant pende au dessus du sol... C'est sympa une voiture où il faut 2 crics pour changer une roue... [Nous avons prévu de racheter très rapidement un second cric...]... C'est surtout sympa de la part de Christophe...

La roue changée (3/4h de perdu), Nous repartons ensemble sur la même route... Peu après la ville de Santa Cruz, nous suivons les bons conseils de Toh [ Non ce n'est pas un Tico, ni une divinité aztèque, mais le prénom du célèbre photographe, Toh Gouttenoire... Devinez qui c'est... C'est dans le blog... ] : Faire réparer le plus vite possible la roue... Crever deux fois en une semaine est réalisable...

Nous trouvons alors un réparateur de pneus sur la route et rebelote, Christophe qui s'était arrêté faire de l'essence à Santa-Cruz, nous rejoint. Il nous sert d'interprète afin de s'assurer que notre réparateur de pneu n’essayera pas de nous escroquer plus que le prix normal...

En fait la mèche prévue n'est pas suffisante pour combler la déchirure et il faudra carrément retirer le pneu de sa jante pour pouvoir lui appliquer un patch par l'intérieur...
La réparation semble tenir. Remontage de la roue réparée et paiement...
Alors ? Notre très sympathique réparateur et son épouse vont ils nous assassiner et réclamer aux gringos que nous sommes une somme trébuchante ???
Et bien non !!! 1500 col pour la mèche et 1500 col pour le patch... 3000 colonnes soit 6$ la réparation... Ce n'est pas cher, mis n'oublions pas que nous sommes hors zone touristique, et que une première crevaison, cela se fête, mais qu'ensuite on ne fête que la centième...

Mais nous sommes « heureux », façon de parler... Nous repartons vers Grecia avec maintenant deux heures de retard, mais ici au Costa Rica, deux heures, c'est rien...

Nous avons rejoint la Pan-Américaine et roulons à 80 km/h lorsque nous croisons un des ces somptueux paquebots routiers, le bien nommé Truck Américain. Juste avant de le croiser, je vois quelque chose voler de la plate-forme, rebondir deux fois sur la route et arriver directement sur le pare-brise à la hauteur de la tête d'Anne-Sophie. J'ai tout juste le temps de freiner brutalement et de braquer le volant sur la gauche pour éviter l'objet... Paaaaaack !!!
paveUn très gros bruit sourd se fait entendre sur l'arrière droit de notre voiture. Pas de vitre brisée... Je ralenti et me range sur le bas coté de la route... Nous revenons de loin. Un pavé similaire à ceux que l'on trouvait dans les rues de Paris vient de nous effleurer !!! La vitre arrière droite est rayée, la carrosserie légèrement emboutie, et nous sommes soulagés des dégâts vraiment mineurs qu'a subie la voiture, sachant qu'Anne-Sophie, elle, aurait très mal digérée un tel pavé s'il avait traversé le pare-brise pour terminer sa course dans ses dents...

Très impressionnant et heureusement pour nous sans gravité...
Gracias Dios d'avoir veillé sur nous...

Remis de nos émotions, nous reprenons la route.

Nous arrivons à Grecia où Frank nous visse et boulonne nos plaques d'immatriculation, et enfin dans la légalité, nous nous orientons vers San-José et l'hôtel Guest House du Backpackers où nous attends une chambre pour la nuit à venir...

Je m'impressionne moi même !!! Je conduis parfaitement dans la jungle de la circulation Joséphinoise et sans me perdre, je retrouve du premier coup la rue de notre Hôtel dans un imbroglio de rues et d'avenues toutes à sens unique...
Nous nous garons devant l'hôtel comme à l'accoutumé, déchargeons les valises et la touille et rangeons notre petit bazar dans la chambre... Le gérant de l'hôtel, Cyril, un français installé au Costa Rica depuis une quinzaine d'année nous interpelle... « La voiture devant est à vous ? »
« euh... oui ... »
« Et bien dépêchez vous, un agent est en train de vous verbaliser, c'est devenu payant depuis quinze jours devant l'hôtel... Allez y vite... »
Je me précipite au dehors accompagné du gérant, qui sans espoir me dit, « allez le voir on ne sait jamais, mais même nous ils nous verbalisent pour deux minutes lorsque nous descendons notre bébé pour le monter dans notre appartement... »

Aie aie aie... troisième tuile de la journée... un record...

Armé de mon plus sympathique sourire, et avec mon horrible accent français je m'approche de l'agent et lui fait comprendre que moi être petit français... Moi pas savoir que Ouuuuuuuuh vilain vilain pas beau de garer la Carretta ici... no sé qué el parqueo es colonnes... [ Que ceux qui parlent couramment Espagnol arrêtent de rire !!! C'est désobligeant !!! J'en vois deux au fond !!! ]
L'agent nous sourit et nous explique que ces nouveaux emplacements sont payants et que l'on doit s'acquitter d'un ticket de parking qui est disponible à l'autre bout de la rue à 300m de là.
Aucune signalétique de quelque sorte n'indique que les emplacements sont payants...
Lorsque je lui dit que je me suis garé ici pour seulement 3 minutes le temps de décharger les valises et qu'ensuite je vais garer la voiture sur le parking privé de l'hôtel, il me fait comprendre que lui ne pouvait pas deviner si j'étais là depuis une heure ou depuis 3 minutes...
LongtarinSauf que pour me verbaliser en trois minutes, étant la seule voiture garée dans la rue, il avait du me voir arriver et avait du remonter les 200m qui nous séparaient assez rapidement...
L'agent Longtarin à un cousin au Costa Rica !!!
[si vous ne savez pas qui est l'agent Longtarin, lisez Gaston Lagaffe... Oui je sais ce ne sont que des bandes dessinées qui rendent inculte la jeunesse d'aujourd'hui, mais c'est sympa quand même !!!].

Notre discours lui semble de bonne foi, ce qui est vrai, et avec le sourire, l'agent reprend son ticket et nous explique qu'il sera annulé... « Ah gentil Agent... Que les mille Dieux de la gentillesse te bénissent toi et ta Casa, ainsi que tous ses occupants... Oh Zaaaaanaaaa Ooooh Zanaaaaaaaaa !!! »

L'incident clos, nous nous rendons au magasin informatique situé non loin de là et achetons un portable Toshiba pour mes déplacements professionnels [Ben oui, faut bien que je bosse, moi...] et pour qu'Anne-So puisse profiter d'une machine un peu plus décente que notre fort serviable Mini-Pc avec lequel nous sommes arrivés et alimentons le blog... Saluez les artistes tout de même !!!

D'ailleurs nous allons ouvrir un fond de solidarité... Envoyez nous vos dons et nous encadrerons votre photo dans notre album de famille et d'amis... Chèques, Dollars et Tickets Resto acceptés...

La journée s'est finie tranquillement non sans une brève visite du centre ville de San José que nous trouvons agréable pour avoir été d'anciens citadins français...

Le lendemain matin, mardi, revisite a pied du centre ville et nous en profitons pour faire l'acquisition d'une boîte à outils pour la voiture... [Y'a pas d'assistance Zéro Kms ici au Costa Rica...] et d'un pèse personne bascula_de_cristalE-L-E-C-T-R-O-N-I-Q-U-E !!! A « La Pesée Des Petits Cochons » nous avons perdus chacun 10 kg en un mois !!! Sans efforts particuliers : on mange moins, beaucoup moins gras, légumes et fruits, un peu de viande et beaucoup beaucoup d'eau...

Afin de rendre notre Carrosse un poil plus « local » et ainsi s’éviter quelques désagréments qui existent à l'encontre des Gringos, nous cherchons désespérément le dernier gadget à la mode des Ticos : un petit drapeau costaricien en plastique ou en tissu qui se colle par ventouse au pare-brise.

Nous parcourons une quinzaine de boutiques à la recherche du sésame, mais hélas... Le produit à déjà quelques mois et il s'est vendu comme des petits pains nous explique t on... Normal, il suffit de regarder autour de soi dans la rue et une voiture sur trois possède un voir deux ou trois petits drapeaux costariciens qui pendouillent dans l'habitacle.
Nous sommes déçus...
Mais Anne-So me dit : tiens essayons ici... Ce n'est pas une boutique de souvenirs, mais un magasin de boites en plastiques concurrentes de la célèbre marque américaine qui fait des réunions-ventes autour d'un goûter...

Nous leur demandons s'ils vendent le fameux drapeau, mais non... Ils n'en ont pas et n'en ont jamais vendu... Cependant, ils nous en montre un qu'ils ont dans le magasin, au dessus de la caisse...
La caissière regarde son patron à coté d'elle, entame une discussion à laquelle nous ne comprenons rien puis se retourne vers nous avec le sourire... Le patron attrape le petit drapeau qui est un modèle soigné en tissu, beaucoup plus « joli » que ceux en plastiques, et nous le tend, avec le sourire...
drapeauIl consent à nous céder son propre trophée... Nous lui demandons combien nous lui devons et de concert avec son employée, il nous l'offre !!! Cadeau !!! C'est une fois de plus un de ces petits plus qui font que les Ticos non soumis aux ravages dévastateurs du « Tip » américain, savent vous émerveiller par de petits cadeaux qui viennent du cœur... Et celui-là, ce petit bout de tissu, et bien c'est le plus beau des drapeaux costariciens !!! Et c'est nous qu'on l'a !!!
Moi je trouve qu'il mérite pleinement sa place d'honneur à l'avant droite...

Il est tard lorsque nous retournons à Grécia en fin d'Après midi car Frank à reçu notre Titre de Propriété de la Voiture (l'équivalent de la carte grise...).

Nous faisons le plein du Monstre et nous quittons la vallée Centrale vers 18h30, en pleine nuit avec pour mission de rentrer vivant chez nous dans le Guanacaste. Le voyage sera même plus facile que de jour, puisque la circulation de nuit est très réduite, et les rares camions que nous suivons dans la montagne sont de vrais routiers : Ils se mettent plein phares pour illuminer la route et d'un coup de clignotant vers la gauche ils nous indiquent que nous pouvons les doubler sans danger. Très pro... Ici aussi les Routiers sont sympa... faudra le dire à Max Meynier, cela lui fera plaisir...

Il ne nous faudra que 3h1/2 pour arriver sain et sauf chez nous... Mais je dois quand même reconnaître que rouler de nuit sur les grands axes, ben j'suis pas très chaud...

Jihem, qui n'aime pas les tuiles...
mais beaucoup plus les Ticos...

Posté par lampitelone à 13:11 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur 100 Chevaux, 1 crevaison, 1 pavé, 1 amende... et nos plaques !!!

    Que d'aventures !

    Hola los amigos, quelles aventures ! C'était la pleine lune ou quoi ?!!! Tiens je vais vérifier ......... voilà c'est fait : bah non même pas ! Bon en tout cas vous voilà en règle, prêts à partir à l'aventure sans les mésaventures !!!

    Jésa qui vous envie même si aujourd'hui il fait 27° (au soleil mais quand même pas mal à Vendegies, non ?)

    Mille bisous.

    Posté par Jésa Tophe, 25 mars 2011 à 07:05 | | Répondre
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